
Les matchs préparatoires finis, il est temps de passer aux choses sérieuses. Les coupures ont été faites, les erreurs, ciblées, bref, la saison est commencée. Avec deux matchs préparatoires complétés, on a une bonne idée de ce à quoi ressembleront les réservistes de cette année, en plus d'avoir un avant-goût sur les partants. Bien sûr, certains comme Renaldo Sagesse n'ont pas répondu aux attentes, mais d'autres, notamment Bo Bowling, Emmanuel Marc, et Brandon London, ont su sortir du lot et rappelés à l'équipe qu'ils existaient encore, avec leur feuille de route dans la LCF jusque-là encore vide.
Deux matchs, quatre équipes
C'est certes le même uniforme qui s'est présenté contre les Blue Bombers et les Tiger-Cats, mais était-ce la même équipe? Dans un match, 15 courses pour 35 verges, 407 verges aériennes en 60% de complétion, 15 points accordés et une victoire. Les jeunes receveurs se démarquent, avec deux d'entre eux récoltant 50% des réceptions, 44% des verges et 100% des touchés récoltés par la passe. Chose certaine, Richardson et Watkins pourront prendre leur
retraite sans remords.
Dans l'autre match, 153 verges terrestres en 23 courses, 52% des passes complétées pour 228 verges, 57 points accordés et une défaite. Le porteur Emmanuel Marc se démarque à son tour (8 courses, 83 verges), démontrant d'excellentes qualités athlétiques, toujours en train d'utiliser son agilité pour gruger quelques verges supplémentaires. Whitaker montre finalement son plein potentiel, avec une poussée de 2 jeux pour 53 verges et un touché. Malgré un revirement dans son territoire lors de la séquence suivante, sa prestation ne nous a pas fait regretter le départ d'Ahman Green et la blessure de DeAndra' Cobb.
Unités Spéciales
Les unités spéciales ont été en avant-plan lors de ce camp d'entraînement. Deux nouveaux botteurs, une bataille pour le poste de régulier entre deux joueurs qui veulent se racheter de leurs erreurs passées. Sean Whyte semble avoir gagné le respect des entraîneurs pour les dégagements (100% des dégagements contre les Ti-Cats), mais va-t-on lui faire confiance pour les placements? De ses deux tentatives, il en a raté une, soit de 38 verges. Sa seule réussite fut sur un botté de 29 verges. En carrière, il a réussi 77.1% de ses bottés de précision, comparé à 82.8 pour DeAngelis. En tant que régulier, Sandro a réussi à maintenir un pourcentage supérieur à 83% de 2006 à 2009, avant de baisser à 76% l'an passé. Lors de sa seule saison avec plus de 20 placements, Sean avait un taux de réussite de 72%. À 25 ans, celui-ci n'a jamais joué comme partant.

Sean Whyte
Couvertures inefficaces
Et comment oublier la piètre performance des unités de couverture de retours, mercredi au stade Ivor Wynne? Deux retours de 100 et 90 verges ont mené aux deux premiers touchés adverses, les deux en grande partie responsables des erreurs de Whyte. L'équipe de couverture était également responsable, mais les fautes de Sean
n'ont pas facilité la tâche!
Lors du premier retour, Whyte envoie le ballon en milieu de terrain sur un botté d'envoi, chose à ne pas faire vu la
grosse marge de manœuvre ainsi accordée au retourneur. Un terrain de football canadien est 65 verges de large: ont ne peut essayer de toutes les couvrir à la fois. C'est pourquoi il faut botter vers les lignes de côté. Si on regarde les autres botteurs de la ligue, Whyte semble être un des seuls à botter de la sorte en milieu de terrain, chose qu'il a fait fréquemment à Hamilton.
Lors du deuxième retour, le botté de dégagement de Sean Whyte s'est fait particulièrement bas, causant le retard de l'équipe de couverture pour plaquer le porteur. Si on regarde le vidéo, lors de la réception du ballon, le chandail blanc le plus près de Williams était à 10 verges; le deuxième, à 20 verges; le troisième, à 25 verges (environ)! Pour les bilingues, the punt's hang time was way too short! Une erreur dégoûtante de Sean Whyte.

Adrian McPherson
Notre quart #2 a très bien paru sur le plan aérien, du moins beaucoup mieux qu'avant. Avec un pourcentage de complétion de 51% l'an passé, le quart a complété 65% de ses jeux jusqu'à date. Ce qui est impressionnant, c'est son nombre de courses en deux matchs: seulement une. Pourquoi s'en réjouir? C'est parce qu'on voit qu'il est maintenant capable de mieux lire le jeu, que même si son premier choix est couvert, il regarde vers les autres options au lieu de partir à la course. C'est ce qu'on
attend d'un quart partant. De plus, il n'a pas besoin de courir, on sait déjà qu'il peut le faire.
Photo by: Lori Mitchell
Adrian McPherson
Faits divers

