«IL FALLAIT QUE JE M'ISOLE» - ÉTIENNE BOULAY
Le 15 novembre 2011 à 11h08
L'année 2011 s'annonçait mémorable pour Étienne Boulay. Il attendait la venue au monde de son premier enfant et les Alouettes de Montréal amorçaient leur quête d'un troisième championnat d'affilée.
Si la petite famille se porte bien, la saison du maraudeur des Alouettes a finalement été beaucoup moins heureuse. Boulay a subi une commotion cérébrale et il n'a joué que les quatre premiers matchs des siens.
Les Alouettes ont été éliminés dimanche dernier et l'heure est au bilan. En entrevue à TVA Sports, Boulay a confié qu'il avait connu une année difficile.
«C'est toujours spécial d'avoir une commotion cérébrale, parce qu'on ne sait jamais combien de temps ça va durer. J'ai essayé de pousser et de m'impliquer dans un tas de choses. Mais j'avais des symptômes physiques et surtout psychologiques, a raconté Boulay.
«Il y a des moments où j'étais à terre, démotivé. J'ai eu de la fatigue accumulée et j'ai été déprimé. J'ai aussi eu un enfant, alors il y a eu de longues semaines de remises en question, même si je ne me l'admettais pas.»
Afin de mettre toutes ses chances de son côté, Boulay a convenu, avec le personnel médical et les dirigeants de l'équipe, de s'isoler à la fin de la saison. D'ailleurs, plusieurs rumeurs circulaient quant à l'absence du Québécois dans l'entourage de l'équipe. Boulay a été clair à ce sujet, il n'y a aucun conflit entre l'entraîneur Marc Trestman et lui.
«Il fallait que je m'isole et que je quitte Montréal. C'est une décision médicale et médiatique de l'équipe, pour le bien de ma progression. Ça m'a fait du bien, car tous mes symptômes sont disparus.
«Je ne voulais pas être une distraction. Il fallait que l'équipe puisse bien se préparer pour les séries. J'aurais aimé être là, mais ce n'était pas évident pour ceux qui jouent de me voir entrer et sortir chaque fois», a-t-il expliqué.
Boulay admet qu'il a peut-être été un peu «immature» dans la façon de se guérir. «Je voulais pousser, mais j'aurais peut-être dû m'isoler dès le début, ce que je n'ai pas fait.»
«À partir du moment où j'ai décidé de prendre une pause et de prendre soin de moi pour une fois et de m'isoler - sans cellulaire et sans ordinateur - j'ai retrouvé la motivation que j'avais perdue depuis longtemps.»
Objectif 2012
Le joueur québécois n'avait plus de symptômes à trois semaines des séries, mais les médecins ont décidé qu'il valait mieux attendre à l'an prochain pour un retour au jeu.
«Je n'ai pas joué depuis trois mois, au cours desquels je n'ai rien pu faire. Les autres gars sont au sommet de leur forme physique. Si je m'étais fait frapper, ç'aurait pu être dangereux et mettre fin à ma carrière.»
S'il veut revêtir à nouveau l'uniforme des Alouettes, Boulay devra d'abord signer une nouvelle entente. Après une saison gâchée par les blessures, craint-il de devoir accepter un contrat à rabais?
«De façon réaliste, je suis convaincu que les chiffres vont changer. Mais quand je suis revenu à Montréal, j'ai rencontré Jim Popp et les Alouettes m'ont exprimé leur souhait que je reste à Montréal.
«J'ai dit ouvertement que je ne me vois pas ailleurs. On va trouver un terrain d'entente. Et si je dois toucher moins d'argent pour une saison, c'est correct, parce que je n'ai pas joué cette année. Je n'ai pas contribué autant que je l'aurais voulu.»
Boulay souhaite maintenant demeurer en santé, lui qui a déjà de l'énergie à revendre en vue de la prochaine saison.
Video Entrevue - http://tvasports.ca/video/1276792875001 - petit commentaire a TVA Sports...si vous voulez faire des entrevues a l'exterieur, essayez-donc d'allez dans 1 endroit calme.....pas au coin de la rue a l'heure de pointe !

